Yachting Cannes Festival

septembre 2021

En route pour le Cannes boat Show!

Nous avions convenu de longue date, avec le chantier Outremer que Saga serait exposé au salon nautique de Cannes, quelques mois après sa livraison. De son côté, le chantier Outremer était ravi d’exposer notre bateau :  des 4 Outremer 55 déjà livrés, c’est celui qui est le plus typé « performance », avec son mat carbone rotatif et sa croix carbone, sa GV en Dfi . Il a une sacrée allure tout en noir et blanc, et est très léger car n’embarque à bord aucun équipement lourd : pas de chauffage ni de climatisation, pas de compresseur, ni de groupe électrogène, pas de congélateur ni de lave-vaisselle….

De notre côté, après un bon rodage de 6 000 NM entre La Grande Motte et Brest en moins de 3 mois, nous savions que le chantier allait refaire une beauté à Saga en vue du salon : nous allions récupérer un bateau comme neuf avant le grand départ autour du monde, prévu pour l’automne.

Un deal gagnant-gagnant pour les deux parties, le chantier comme pour le propriétaire.

Nous savions que le mois de septembre ne pourrait pas être consacré à la croisière, avec l’installation de Victor à Laval dans son studio d’étudiant, et les derniers cours de Loïc  en présentiel à l’ENV (Ecole Nationale de Voile), et l’examen final de son DE-Jeps à Quiberon .

Pendant que je file à Laval rejoindre Victor, Loïc convoie Saga à Cannes avec à bord Benoit, du bureau d’étude d’Outremer, qui a participé à la conception de cette nouvelle série des Outremer 55. C’est l’occasion pour lui de naviguer et vivre 48h avec à bord, en compagnie du propriétaire. 

Nous laissons notre bateau aux bons soins de l’équipe d’Outremer et ne reviendrons qu’en fin de semaine.

Saga est en bonne compagnie : toute la brochette des Catamarans Outremer est là : El Cano, l’Outremer 45 que Jimmy Cornell vient de revendre, puis Piment Rouge, l’ Outremer 51 de Pierre qui rejoindra les Antilles cet hiver, et à notre gauche, Surya, un 5X tout juste livré lui aussi et qui part autour du monde sur le GLYWO comme nous!

A notre retour, nous ne pouvons que constater le succès de ce salon nautique, dont tous les professionnels se félicitent! Il faut dire que c’est le premier salon Nautique en Europe depuis le Boot de Dusseldorf en janvier 2020. Depuis ont été annulés les deux salons du Multicoque de La Grande Motte de 2020 et 2021, le Nautic de Paris 2020, celui de la Rochelle en 2020 également etc…

Tous ont vendu énormément de bateaux, les carnets de commande sont pleins… pour plusieurs années. Chez Outremer, il faut désormais attendre 2025 pour obtenir un créneau de livraison d’outremer 55 : alors que le chantier s’apprête à livrer le n°5, il en a déjà été vendu une cinquantaine  Avec une capacité de production d’une dizaine de 55 par an, il faudra s’armer de patience…. Nous sommes bien sûrs très heureux de ce succès, d’un bateau que nous avons acheté.. sur plan à l’automne 2019. 

Le stand d’Outremer ne désemplit pas, et Saga en particulier attire le plus de visites. Il faut dire que sous ce beau soleil, l’îlot central en impose, dominant l’immense cockpit ouvert en grand grâce aux baies vitrées escamotables : l’espace de vie  à bord est impressionnant pour un catamaran de cette performance. Effet « whaou » garanti!

J’en profite ici pour faire une parenthèse sur l’intérêt d’un catamaran performant. Il ne s’agit d’aller vire pour aller vite. Pour le plaisir sportif de la vitesse, il vaut mieux piloter un catamaran de sport. En revanche, en grand voyage, un catamaran performant va avoir trois grands intérêts : 

  • sa capacité à naviguer à la voile dans les petits airs. Dès 4-5 noeuds de vent Saga se meut à la voile là où les catamarans classiques auront besoin de 10 à 15 noeuds suivant les allures. On utilise donc très peu le moteur et on se déplace quasi exclusivement à la voile
  • sa capacité à remonter au vent, faire du près, comparable à un monocoque classique  de la même taille, la gite en moins. On l’apprécie surtout en navigation côtière, en cabotage, pour aller d’une île à l’autre, et avoir plus de liberté que les autres catamarans du marché.
  • la capacité à faire de la distance : plus que les pointes de vitesse, c’est pouvoir avaler 250 milles par jours qui est intéressante. On  raccourcit ainsi les temps de traversées, on évite de se faire surprendre par la mauvaise météo, la plupart des phénomènes étant prévisibles à 4-5 jours.

Nous ne nous attardons pas sur Saga : nous ne nous sentons pas tout à fait chez nous avec tous ces visiteurs : Cannes est surtout  pour nous l’occasion d’aller nous balader sur les pontons. 

Nos voisins de Ponton

Le Privilège 55 est magnifique, dans le genre cossu et finitions impeccables. 

Certains ont des concepts intéressants : le HH50 avec son poste de barre intérieur, le Windelo, avec sa baie vitrée qui s’ouvre et se ferme intégralement comme une porte de garage. L’effet in-out est indéniable, mais en mer, et en cas de mauvais temps,  je me demande comment on gère!

D’autres sont carrément futuristes et originaux comme ce Wave 50

Je pars en ville déjeuner avec une amie et en profite pour prendre la navette qui relie port Canto – où sont exposés les voiliers et catamarans -et le vieux port qui accueille les bateaux à moteur. 

Je suis impressionnée par le nombre et la qualité des monocoques d’une quinzaine de mètres. Coté yacht à moteur, la grande tendance sont ces gros day-boats, que l’on voir sillonner la côte Méditerranéenne l’été du côté de Pampelonne. 

Dans la rade, de très beaux yachts sont ancrés, pour le plaisir des yeux. 

Clap de fin sur le cannes Boat show

Enfin, dimanche soir, le soleil se couche su le Cannes Yachting festival – nous avons hâte de récupérer notre bateau le lendemain matin, cap sur de nouvelles navigations en famille.