de Komodo à Lombok
août 2023
départ de Komodo
Nous avons quitté le parc de Komodo et sommes en route pour Lombok, d’où nous appareillerons pour Cocos (Keeling) dans l’Océan Indien.

Nous avons repéré cette île sur les cartes : Medang : elle semble assez basse pour que le vent rentre.

le mouillage est superbe, calme, et les fonds de sable très clairs
Beaucoup de pêcheurs autour de nous, qui sortent au petit matin, le soir, et la nuit!
Wingfoil
Le spot de wingfoil est chouette, mais ce qui est curieux, c’est que le vent souffle la nuit, et tombe en journée!
Nous trouvons la parade ; nous allons naviguer en wing le matin entre 7 et 9h, et en fin de journée, entre 17 et 18h.
Nous savourons ces moments en famille tous les 5.
Anna a super bien progressé et passe ses jibes nickel.
elle tente aussi de petites figures comme de naviguer assise
Victor lui, peaufine ses virements.
Et Arthur continue à s’envoyer en l’air!
Tout en s’essayant aux virements lui aussi
De mon côté, je me régale du plaisir simple, à naviguer entourée de mes enfants..
Cove en coeur
Après 48h de glisse, le vent est annoncé tombant, nous décidons de continuer à avancer et faisons escale dans une petite cove taillée juste pour nous….
Et profitons d’un énième coucher de soleil flamboyant
Nous longeons ensuite les côtes de Lombok, île volcanique aux plages de sable noir.

Gili Air
Et décidons de faire une escale rapide à Gili Air, une petite île assez animée et touristique, sur la côte nord-ouest de Lombok, à quelques encablures de la marina de Medana où nous avons rendez-vous avec le reste du Glywo, qui va bientôt quitter l’Indonésie.
Voilà une côte comme nous n’en avons encore jamais vu jusqu’ici en Indonésie, comme un petit Bali : petits hotels, beach bars, transats, paillottes sur la plage…
l’ambiance à terre est unique : une petite île où les voitures thermiques sont interdites, et où tout le monde circule en vélo ou en cariole, que ce soit pour des passagers ou des marchandises. Une tradition qui vient de Lombok-je retrouverai ces mêmes carrioles près du marché… Quand le tourisme s’est développée sur les petites îles, il a été décidé d’éviter au maximum les grands ensembles et la motorisations thermique, pour préserver le plus possible un cadre naturel.
Dans la rue, c’est style hippie-chic, avec une ambiance matinée de Bali et d’Europe dans les boutiques et les restaurants : vêtements de voile de coton, accessoires au crochet, crêpes bretonnes, churros…. Ce pendant, la mosquée n’est jamais très loin…
Quand au restaurant que nous avons choisi pour la soirée, il est clairement de style balinais, mais de cuisine espagnole (nationalité des propriétaires), avec des produits locaux!
Medana bay Marina
Le lendemain, nous faisons cap sur la marina de Medana Bay: c’est là que nous allons préparer le bateau pour la traversée de l’Océan Indien, et retrouver les copains, du Glywo, mais pas que….
Nos enfants retrouvent ceux de Kumbaya et d’Agape, les deux bateaux « cousins » avec qui nous terminerons ce tour du monde, une belle bande de jeunes de 6 à 14 ans, dont 5 ados et pré-ados de 11 à 14 ans, ce qui enchante Arthur et Anna. Tout ce petit monde se retrouve les après-midis pour des sorties en Tiwal, paddle, du bricolage ou des jeux de société, et même un peu de wingfol pour Victor et un atelier vannerie avec les femmes du village.
a l'aéroport
Il est aussi temps d’envoyer Victor prendre son avion à l’aéroport : il rentre en France pour sa rentrée scolaire. Après 2 année de prépa intégrée à l’Estaca, il va entamer la première année du cycle de formation d’ingénieur aéronautique.
A quelques jours du grand départ, c’est aussi le temps des courses : nous partons avec un gros mois de vivres, car notre première escale d’ici une petite semaine à Cocos est très pauvre en avitaillement (tous les produits y compris le frais est importé d’Australie, hors de prix et réfrigéré…).
Le premier marché sera à Rodrigues, à 3000 NM de là… dans un mois! Les courses de frais sont donc conséquentes. Pour l’ occasion, en plus de mes deux grands frigo tiroirs, je met en route notre frigo portatif de chez Dometic, pour y stocker notamment fruits et légumes supplémentaires.
Au marché local
La sortie au marché est particulièrement fructueuse : Lombok est une terre agricole très riche : on y trouve beaucoup de légumes non réfrigérés qui vont bien se conserver deux à trois semaines, des fruits aussi comme les Pittaya ou Dragon fruit qui se gardent bien 3 à 4 semaines, mais aussi du poulet, des crevettes géantes, et des belles trouvailles comme ces galettes de riz soufflées délicieuses.
A la sortie du marché : les mêmes carriole qu’à Gili Air!
Avec les copines : Juliette de Kumbaya, Claire-Agnès d’Agape, et Anne-Laure de Chaps, notre avitaillement est un succès!
Pendant ce temps, Loïc s’attelle à de menus réparations et entretien préventif : vérification et changement des charbons du pilote automatique, vérification des aériens et accastillage en tête de mat, du gréement également, bidonnage d’un peu de gasoil complémentaire, même si nous n’avons finalement que très peu fait de moteur en Indonésie-en tous cas, bien moins que prévu!!
De mon côté, je fais aussi un grand ménage et vérifie les trappes de secours, la pharmacie du bord et les grabs bags. Nous en avons deux : un premier assez technique avec du matériel de communication, des lampes torches, les fusées de détresses, la trousse de secours, du matos de pêche etc…
Et un second avec de la nourriture et de l’eau.
Nous faisons aussi le tri à bord et nous débarrassons de ce qui ne sert plus, sachant que tout retrouve un emploi en Indonésie : ils sont des as de la récup’, et ça fait du bien! Ainsi, notre gennaker qui n’est pas réparable trouvera une seconde vie!

Tous les soirs, le soleil en se couchant nous offre des dégradés sublimes, on ne s’en lasse pas, de la lumière d’Indonésie.
AU PARC ANIMALIER DE LOMBOK
La veille du départ nous nous offrons une matinée de parenthèse : c’est l’anniversaire d’Elisabeth, et les 2 familles de Kumbaya et d’Agape nous ont proposé de les rejoindre au parc animalier de Lombok, à 15 minutes de la marina pour l’occasion. Ce pas trop notre habitude d’aller dans ce genre de lieu, et nous préférons voir les animaux en liberté, mais nous entrevoyons la possibilité de rencontrer des orangs-outang et des éléphants d’Asie, que nous ne connaissons et d’inter-agir avec eux.
Je me renseigne sur les primates et les éléphants, qui sont la principale attraction de ce parc : les animaux, issues d’espèces en danger d’extinction, vivent en semi-liberté et semblent très bien traités.

Nous commençons par une interaction avec des …cacatoés! ils sont impressionnants, et ressemblent, pour ce qui est du cacatoès blanc avec crête jaune, à ceux d’Australie. Le cacatoès noir, dit « palm Cockatoo », qui vit en foret tropicale intense, est magnifique! Le enfants sont enchantés, et nous, émerveillés bien sûr!
Mais je me demande cependant comment font les parcs comme celui-ci pour garder les oiseaux immobilisés, sans qu’ils s’envolent. Je me renseignerai plus tard, et la plupart des parc pratiquent des opérations chirurgicales sur le ramage ou les tendons et empêcher le vol. Décidément, ce n’est pas quelques chose que je cautionne et me sens un peu mal à l’aise. Alors il est vrai que certaines espèces sont en danger d’extinction, et les garder dans un parc permet de préserver l’espèce… Et également de sensibiliser les visiteurs.
Plus loin, place aux éléphants d’Asie, plus exactement ceux de Sumatra, dont la population est critiquement en danger, avec seulement quelques milliers d’individus, à cause de la perte d’habitat, (70% de leur habitat a été détruit en 25 ans) et du braconnage. Les poches de forte primaires d’aujourd’hui sont devenues trop petites pour leur survie : ils auraient besoin de plus grands territoires pour prospérer Ils sont aussi domestiqués depuis des siècles, contrairement à leurs congénères africains. Ici, les deux éléphants qui nous sont présentés semblent avoir une vie plutôt douce : bains quotidiens, petites promenades, grand enclos, fruits frais…. les filles s’amusent vraiment bien à les laver, comme elles le feraient avec des poneys.
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Là, les animaux sont bien nourris de fruits frais : on nous en a donné tout un tas , et les éléphants semblent adorer!
mais la rencontre qui nous bouleverse, c’est avec un bébé orang-outang. Les primate originaires de Borneo sont en danger critique d’extinction : nous passons un quart d’heure avec ce « bébé» de 5 ans, qui atteindra l’âge adulte et la maturité sexuelle à environs à 15 ans;
Plus tard, nous rencontrerons les deux mamans et un mâles : leur sort est un peu triste, dans des enclos petits et sans arbres.
La physionomie des mâles est fort différente, avec un plastron énorme et des bajoues comme d’immenses oreilles. Là je me sens vraiment triste de voir ces animaux dans ce cadre : ils n’ont vraiment pas l’air épanouis.
Pour la suite de la visite; Nous découvrons des reptiles, comme ces énormes pythons,

Et une vraie découverte, celle des ours tropicaux : l’ours malais , appelé aussi ours des cocotier, est le seul ours vrai ours tropical, et aussi le plus petit des ours. IL est un excellent grimpeur, plutôt arboricole. je ne savais pas qu’il existait des ours en Asie!
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Mais l’animal a l’air bien triste dans son enclos.

Celui des hippopotames pygmés est encore plus petit. Ce sont en fait des animaux d’Afrique, pas du tout endémiques de la région.

Alors là, quel intérêt? Je passe rapidement sur le reste de la visite, devant des animaux en cage, gibbons, singes variés, c’est d’une tristesse. Et aussi des oiseaux, comme cet aigle encage, là c’est vraiment déchirant.

Nous abrégeons la visite, et allons déjeuner au café : le snack qui nous est offert et compris dans la visite est particulièrement bien présenté, savoureux, et parfait pour un repas sur le pouce, accompagné d’un café de Bali : c’est un café filtre très fort, moulu extrêmement finement, avec du marc au fond.

Nous nous dépêchons car notre après-midi sera consacré aux formalités de départ d’Indonésie : nous appareillerons le lendemain matin pour Cocos (Keeling), atoll australien de l’Océan indien.
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