Papeete

juin 2022

Arrivée à Tahiti

Terre! L’île  de Tahiti apparait, couverte de nuages.

Elle nous est majestueuse, grandiose, avec ses crêtes, ses pentes abruptes, sa verdure intense.

Au large, un grand navire, 3 mats barque, attend le lever du jour pour entrer dans le lagon : c’est les Statsraad Lehmkuhl, un navire-école norvégien.  

C’est amusant, car j’ai déjà navigué sur ce bateau, effectuant à la voile la grande parade Brest-Douarnenez, un jour de brume intense pendant les premières fêtes maritimes de  Brest, en 1992.

Nous sommes dimanche matin, et arrivons sur Tahiti 24h plus tôt que prévu, puisque nous n’avons pas fait escale à Makatea. 

Alors, plutôt que d’aller à la marina qui ne nous attend que le lendemain, nous mettons cap sur la Pointe Venus, au  nord de Tahiti où nous passerons 24h. 

Nous poussons tout de même jusqu’à Arue, où se trouve le yacht club, et une petite marina : 

 Nous avons entendu que le quartier est sympa et animé, mais tous les bateaux sont sur des bouées, il n’y a pas de place pour nous! Nous saurons bientôt que Tahiti souffre d’un manque d’infrastructures au vu du nombre des bateaux de passage qui ne cessent d’augmenter, et de ceux qui restent des mois, voir des années sur place, et je les comprend, tant la Polynésie française est un joyau. Un autre sujet cependant est le sort des bateaux abandonnés par leurs propriétaires rentrés en métropole. 

24h à la Pointe venus

Nous faisons demi-tour alors vers la Pointe Vénus, facilement reconnaissable avec son phare bien blanc

C’est Dimanche, jour de régate!

Aujourd’hui, ce sont les petits multicoques de sport qui sont de sortie. 

Le plan d’eau semble vraiment chouette pour régater. 

Nous sommes cueillis par un arc en ciel sur Moorea.

Nous allons mouiller devant la plage : nous sommes dans la célèbre baie de Matavaï, qui a vu l’arrivée de Wallis, sur le Dolphin, premier explorateur européen à avoir débarqué à Tahiti, il y a plus de 250 ans. 

Nous sommes rejoints par Vitia qui mouille à coté de nous

Le mouillage est super sécurisant, sur un magnifique fond de sable, pas l’once de corail ou de vase. Pour nous qui venons de passer 6 semaines aux Tuamotu, aux mouillages compliqués à cause du corail, c’est très reposant.

C’est d’ailleurs étonnant d’y voir si peu de bateau au mouillage, car le site est enchanteur. 

Loïc envoie le drone de l’autre côté de la pointe, pour y faire son curieux : c’est la plage de Ahonu sur la commune de Mahina excellent spot de surf pour débutant, de wingfoil et de kitesurf surf et de wingfoil. 

Nous remarquons même un voilier au mouillage derrière le motu, peut-être irons-nous mouiller là plus tard? 

La régate suis son cours, devant Moorea, quel cadre!

La plage est très attirante, long croissant de sable noir, particulièrement animée en cette matinée dominicale, elles est parsemée de maisons, et aussi de végétation

Nous allons à terre nous dégourdir les jambes et faire une longue marche dans le sable noir : il est très doux, chaud, collant, soyeux, et farineux à la fois.

Derrière la pointe, le paradis des va’a : ceux-ci sont plutôt utilisés pour la pêche que pour la course.

Hommage est rendu aussi aux rescapés de la mutinerie de de la Bounty qui avait mouillé à la Pointe Venus en 1788, avant de reprendre la mer, cap sur les Antilles pour aller y livrer et acclimater les arbres à pain récoltés en Polynésie.

C’est alors que la mutinerie la plus célèbre de l’histoire de la marine a lieu : les mutins, mené par le lieutenant Fletcher Christian prennent le commandement du navire, abandonnent le capitaine Blight et 17 membres d’équipage dans une chaloupe – ils survivront et réussiront à atteindre Java. Les fugitifs cherchent une île ou se poser  ce ne seront pas Tubuai aux australes, ni à Tahiti ou une dizaine d’netyre eux s’arrêtent malgré les risques d’emprisonnement, mais Pitcairn où ils finiront leurs jour.

10 ans plus tard, il ne reste des 28 hommes et femmes qu’un homme, neuf femmes et des enfants, qui formeront le début de la communauté de Pitcairn. 

En cette fin d’après-midi, la ballade dominicale est très agréable, la plage est animée

Dans certaines maisons, c’est la fête, au son des ukulélés.
Le coucher de soleil, magnifique comme souvent ces jours-ci.

Cap sur Papeete

Le lendemain, c’est lundi : nous mettons cap sur la marina de Papeete où nous allons passer deux semaines de vie citadine, ce qui n’est pas déplaisant après plusieurs mois de vadrouille sur les mers et dans des atolls isolés. Nos « to do lists » sont longues, à la fois en entretien du bateau, nettoyage et rangement, petit bricolage, mais aussi check-up médicaux, shopping variés, et menus plaisirs : certains à bord rêvent d’une bonne boulangerie, d’autre de cinéma…

Vitia est retardé pour lever son ancre, car des des pêcheurs ont posé leur filet à l’aplomb de leur ancre ! 

Ils attendent que l’opération se termine

à la force des bras!

Bye-bye Pointe Venus, havre de paix aux porte de la ville.

Le temps est magnifique, très dégagé sur les montagnes. Nous longeons la côte, et la ville se découvre, avec une empreinte d’habitations de plus en plus dense : défilent devant nous le cimetière, le yacht club d’Arue, une petite plage, puis le port et sa zone technique, les réserves d’hydrocarbures

le décor des montagnes qui nous entoure est grandiose : les va’as jouent avec nos vagues

Protégé par le lagon, le mouillage dit « de l’aéroport », assez chargé, ou mouillent plusieurs dizaines de bateaux . 

enfin, voici Papeete

avec son front de mer  

A la marina de Papeete

nous trouvons une place provisoire sur le quai des bateaux de charter. C’est compliqué de trouver une place en marina : il y en a peu de disponible pour les bateaux de passage, car les bateaux qui y résident à l’année et les bateaux de charter sont nombreux. Au final, après négociations et tergiversations, nous restons à cette place, car le bateau de charter est parti… pour un mois!

Une place peu tranquille car littéralement sur le quai, côté ville, avec dès 5h30 du matin le bruit du traffic, et en journée, celui du feu piéton qui répète inlassablement « Rouge-euh-piéton ». 

Mais nous ne nous plaignons pas, et sommes reconnaissant d’avoir cette place, ce qui sera très pratique pour nos nombreux aller-et retour en ville à pied : en conséquence, avec ces réveils matinaux, nous sommes couchés le soir au plus tard du plus tard à 21h, et bien souvent… avant. ! C’est le rythme de la ville qui se vide en fin de journée et redevient calme après 18.

Le ponton visiteur, plus calme, lui, est plein! Notamment avec les bateaux du GLYWO arrivés avant nous. 

et le ponton d’en face, un peu à l’écart, l’est tout autant !

Dès qu’une place se libère, elle trouve preneur dans l’heure!

Nous avons des voisins prestigieux : le Statsraad Lehmkuhl est sur un quai non loin de nous. Malheureusement, il est en simple escale, et pas en représentation : pas de visite possible! Initialement navire-école de la marine marchande allemande, il sert actuellement d’université flottante, accueillant étudiants et chercheurs – ce qui explique les petits groupes d’athlétiques jeunes gens blonds et pâles croisés en ville. Tahiti est sans doute la relève des équipes.

Nous voilà en pleine ville! C’est un peu bruyant, très animé et ça nous plait!

A quelques mètres derrière Saga, la promenade : le front de mer est très fréquenté par les habitants, les travailleurs mais aussi par les touristes; il relie l’Esplanade des roulottes (ou se trouvent les restaurants éphémères du soir) et les quais des paquebots, à la promenade qui continue vers le sud, verdoyante et ombragée, parsemée de quelques bars et restaurants jusqu’à la place To’ata, lieu culturel où aura lieu la fête du Heiva.

Au coeur de Papeete

Premiers plaisirs, ceux de la boulangerie, les rêves de Lucie , qui font des croissants bon et beaux comme des oeuvres d’art, dignes des meilleures maisons métropolitaines.
Les enfants se régalent le matin de croissants, pains au chocolat ou chouquettes, qu’ils vont chercher aux-même à pied. ….

Quand aux gâteaux, ils sont sublimes et très élégants.

Je craque un midi et nous rapporte ces exquises préparations : pavlova revisitée aux fruits de la passion, mousse coco—crémeux framboise sur sa dacquoise, parfait caramel, tarte aux fraises….

Pour la fête des pères, je dénicherai aussi une autre bonne adresse, la pâtisserie « la Marquisienne », qui depuis plus de 50 ans propose de généreuses patisseries : fraisiers, paris-brest, gâteaux à la crème….

Ici, une décadente tarte aux fraises des plus traditionnelle : pate feuilletée, crème pâtissière mousseline, fraises, gelée…. Il n’en reste déjà plus grand chose…

Mon premier plaisir citadin sera : un expresso en terrasse!

Je m’offre ce petit plaisir en revenant du dentiste : cette semaine est en effet consacrée à toutes sortes de rdv « du check-up » annuel : dermato pour moi – les grains de beauté doivent être souvent vérifier quand on a la peau claire, des taches de rousseur, et vécu la majorité de sa vie en Bretagne (où l’on se protège mal du soleil) et sous les tropiques! Or en métropole, cela fait 3 ans que je cours après un rdv dermato!!!

J’envoie aussi Loïc et les enfants chez le dentiste. Tous les quatre, nous passerons également par la case coiffeur. : nos têtes n’en ont pas vu depuis 6 mois…

J’en profite aussi pour commander de nouvelles lunette solaire de vue chez l’opticien, refaire le plein de maillots de bain pour toute la famille ( ça ca s’use tant on s’en sert tous les jours!), et de vêtements pour les enfants qui grandissent!

Nous faisons tous deux des kilomètres à pied dans les rues à courir les rdv et les magasins pour y trouver objets ou accessoires que nous mettons sur la liste depuis Panama : comme des palmes d’apnée pour moi! Quelle chance j’ai eu d’en trouver à ma taille! Je vais pouvoir être encore plus l’aise pour descendre sous l’eau.

Je re-découvre la ville, compacte, agréable,  joyeuse, aux multiples facettes, 

Je ne manque évidemment pas d’effectuer plusieurs passages à la librairie Odyssey, qui offre une très belle sélection jeunesse, et surtout nombre d’ouvrages sur la Polynésie. L’édition locale semble florissante, en témoignent les très nombreux ouvrages sur l’histoire et la culture polynésiennes.

Je n’oublie pas de me fournir copieusement ainsi que les enfants en livres, récits, romans pour rêver, réfléchir, s’inspirer : la prochaine librairie francophone que nous trouverons le long notre voyage sera à Nouméa… dans un an!

Entre temps, nous lirons en français notre stock, échangerons avec les bateaux-copains, et trouverons des ouvrages en anglais en Nouvelle-Zélande.
 

Pendant ce temps, la bateau est en escale technique comme tous ceux du GLYWO, et nous bénéficions de la présence de techniciens d’Outremer pour nos réparations. Loïc fera lui-même l’entretien de ses moteurs, mais envoie les voiles en révision pour renforcer les points d’usure de la GV et du code 0 et réparer la déchirure de notre spi. En plus, les techniciens Outremer interviendront sur le dessalinisateur et le pilote automatique, et règleront quelques détails de menuiserie et de plomberie.

Nous irons finalement peu au restaurant, car le soir, nous sommes crevés de nos journées (qui commencent très tôt avant le lever du soleil on son de la cité!!) et qu’en journée nous courons tous les deux à droite à gauche, mais profitons beaucoup des possibilités de plats à emporter : salades, poke bowl de thon mariné bien frais, pizza au feu de bois, sushis, samossas, shaw men (raviolis chinois , nems ou wontons…. voilà les avantages de la vie en ville.

Nous irons à quelques reprises aux roulottes diner, lieu que nous trouvons moins animé et varié qu’en 2016 lors de notre passage avec Moby. Le site n’a pas changé, mais la moitié des roulottes ont disparu. l’ambiance est plutôt tranquille, et parfaite pour y diner de produits frais et simples : chop suey de légumes, thon, en tartare, en sashimi ou carpaccio. Rien de trop sophistiqué, mais c’est bon et c’est servi vite!

Nous irons tout de même nous promener un soir-pour la fete de la musique!, quelle ambiance dans les rues! Peu de musique traditionnelle pourtant, que l’on entend en journée près du marché, mais un street band brésilien qui met le feu, et une chanteuse de soul qui groove!

Autre moment “culturel” fort : la soirée ciné, avec TOP Gun Maverik le retour, qui enchante petits et grands. On y a retrouvé l’ambiance, les personnages et la musique du premier opus, mais aussi des scènes d’action qui laissent bouche bée, et surtout un scénario qui tient en haleine ! 5*****

Nous sommes vraiment aux première loges dans cette marina, et juste devant le banc de corail artificiel florissant de vie!

L’eau est limpide, et le soir, le spectacle est féérique, les passant s’arrêtent en petite groupe regarder les poissons

Il a été constitué par la main de l’hommes et c’est étonnant de voir le nombre de poissons qui passent : il y a les habitués comme ce tétrodon géant, ou ces poissons cocher, ou la tortue à 3 pattes : même mutilée, elle nage bien!

Nous croiserons aussi sa « maman » devant notre ponton, venue brouter sans crainte.

Le marché de Papeete

Autre lieu que je fréquenterai souvent : le marché de Papeete, à 5 minutes du bateau! On y trouve des fleurs, magnifiques, chamarrées, et merveilleusement odorantes comme ces bouquets ronds de tiaré tout juste ouverts. Je m’offre un petit bouquet, mais Loic poussera jusqu’à m’offrir une énorme composition d’orchidées … pour la fête de pères! Quel amour de mari.
.

 

il y a aussi l’étal des poissonneries, parfait pour le thon cru que je ferai en tartare ou mi-cuit en tataki. Et quelle joie pour moi de retrouver le fameux korori découvert aux Gambier : le muscle de la nacre se déguste comme la coquille saint jacques crue ou rapidement sautées à l’ail et au persil, quel délice!!!

Et plus loin, les étals de fruits, et aussi un peu de légumes : citrons verts, papayes, caramboles, fruits de la passion, bananes, corrossol, pamplemousses sont de saison, les mangues et les avocats un peu moins, c’est la fin, quel dommage, alors on en profite. On trouve les ananas classiques, mais en cherchant bien, il y a ceux de Moorea, (presque) aussi bons que ceux de l’île Maurice – ils cultivent tous deux la même variété de petits « Victoria », parfumés, sucrés et savoureux à souhait. En vérité, le Victoria a été introduit à Lé Réunion… en 1688, et c’est dans les îles Mascareignes qu’il prospère et qu’il obtient le label Rouge à la Réunion en 2006!

Je ne m’attarde pas trio au marché artisanal, même si je « dois » trouver pour Loïc un joli pareo pour son anniversaire ; il aime en effet se promener sur le bateau en pagne à la tahitienne.

Côté tissu, c’est la fleur, la fleur et encore la fleur qui a la côte, dans les rues comme dans les magasins! Je suis impressionnée de voir combien les motifs floraux sont partout et sur tout le monde, hommes, femmes, enfants, en toutes circonstances.
Ces couleurs chamarrées sont à l’image des tahitiens, joyeux et pleins de vie.

De son côté, Loïc peine à cicatriser (voir la fin de notre séjour à Tikehau et sa chute en surf. Mais la visite inopinée de la soeur de son copain d’enfance Fred le rassure : Nathalie infirmière militaire de formation, passera presque tous les jours voir les progrès de la cicatrisation, reposer des strips et refaire le pansement.

En effet, après 8 jours, là ou les steri-strip auraient du tomber, et montrer une plaie refermée, ce n’est pas le cas…. Dimanche soir et dernier passage avant son retour en France, Nathalie passe avec une amie, infirmière elle aussi. C’est l’heure de l’apéro, le rdv se termine en soin-apéro…. avec deux infirmières pour le prix d’une! Je trouve mon capitaine bien chanceux dans son malheur! 

Vive les vacances!!!

Et la veille, notre Arthur a rendu sa toute dernière rédaction de l’année, en français : il est enfin en vacances!!!! Bravo, très belle année avec les félicitation du conseil de classe du CNED. Passage en 4ème garanti.

Nous fêtons cela en invitant le copain et voisin Vitali à une soirée-pyjama à bord de Saga.

Les voilà tous les 3 au réveil! Belle brochette.

Autre tradition familiale que nous avons depuis que les enfants sont petits : leur offrir un cadeau sportif des vacances. Cette année, il s’agit d’un jeu de flechette, ca détend, délasse et c’est fun! les grands apprécient tout autant ce jeu d’adresse. Par contre en navigation, c’est un peu aléatoire….
 

Opération Grand Ménage

Sur Saga, ce séjour en marina avec eau douce à volonté, c’est aussi l’occasion d’un grand-très grand ménage, celui qu’on fait une fois par an : nous vidons les 2 soutes à voiles et les deux immense coffre de l’avant, ainsi que ceux du cockpit. Tout est rangé, lavé séché, intérieur/extérieur, matériel compris, trié et re-rangé encore mieux qu’avant.

Il faut dire que notre soute à voile avant tribord ne sert QUE pour le matos de glisse et nautique : surfs, bodyboards, planches de wingfoil, foils, gréement de planche à voile, kites, ailes de wing, palmes, masques, fusils de chasse, casques, combinaisons, ailerons, petit matériel.. . La soute a voile babord suffit pour les deux spis, le frigo/congélo d’appoint, les écoutes, bouts, matelotage etc… notre code 0 restant sur le pont dans un sac anti-UV.

Chaque chose a sa place grace aux rangements imaginés sur mesure par Loïc. 

à l’intérieur du bateau, je fais pareil et vide le carré, les cales, les cabines, enlève les coussins, les matelas et les sommiers pour laver les coffres

c’est le grand déballage!

Heureusement, il fait très beau et très chaud aussi, donc tout sèche!

Heureusement, les soirées sont agréablement fraiches, nous sortons nous promener, et parfois boire un verre sur le front de mer,

ou sur le trampoline!

Préparation du Junior Padi Open Water

Pour occuper les enfants qui sont en vacances, et les récompenser de leur très bonne année scolaire, nous leur avons réservé un stage pour passer tous les 3 leur Junior PADI Open Water : 6 plongées, mais surtout 6 modules technique à travailler. Depuis leur baptême de plongée en Martinique et leur plongée sur le mur des requins à Fakarava, ils sont ultra-motivés.

Nous leur avons trouvé un super club à Arue qui passe les prendre tous les après-midi et les ramène à la marine après la plongée. Le matin, c’est grasse-matinée car la plongée, ça fatigue! suivi d’un bon petit dej et d’une séance de travail car les modules sont copieux ; sécurité en plongée, animaux marin, problème médicaux, maladies et dangers, calculs mathématiques et tables de conversion pour les paliers…..
tous les 3 bossent hyper sérieusement plusieurs heures par jours, s’entrainent encore aux tests. Et à la fin de la semaine! c’est gagné, les voilà brevetés niveau 1 PADI, bravo les enfants.

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Nous fêtons cela au restaurant, avec un gros, un très gros dessert….

Nous avons un invité surprise à bord de Saga ; nous retrouvons un oiseau, seul, apeuré dans notre cockpit. Il s’agit après recherches, d’un petrel de Tahiti, oiseau devenu rare et en danger. Il niche comme les paille en queue dans les falaises. Les jeunes attirés par la ville et les lumières la nuit, s’écrasent contre le mobilier urbain et ne peuvent redécoller.

Après avoir contacté l’association qui les recueille nous prenons les bons usages ; pas d’eau ni de  nourriture, mais un terrain dégagé ; Loic le déplace du cockpit à l’avant. il finira par redécoller se servant du trampoline comme piste d’envol, après avoir passé 24h à bord de Saga. 

Je continue mes dernières courses, là je reviens à pied du magasin de bricolage avec des caisses sur mon charriot à roulettes, pour y ranger le matériel de bricolage et les vivres dans les cales.

Et avec une boite de rangement pour les trésors glanés sur les plages : Anna et Arthur ont des projets pour l’été de faire des maquettes, des objets décoratifs, de l’artisanat avec leurs trouvailles :

…. j’encourage!

Je consacre aussi une journée entière à la trousse à pharmacie du bord-que je commence par compléter avec quelques passages chez le pharmacien. Mon stock a été mis à mal par la plaie de Loïc. J’ai aussi profité des infirmières pour poser des questions et prendre d’autres produits, notamment en pansements, je suis au top!

Ce qui était un peu mis en vrac dans deux grandes caisses en tissu, finit rangé dans des petites trousses à thème ; valises brulure et pansement, sac médicament avec 6 différentes pochettes (cardio/respiratoire, ORL , crèmes, antibiotiques….), et dans l’autre les accessoires volumineux : ateles, minerve, tensiomètre, kit dentaire, otoscope…

Dans la salle d’eau, tout ce qui touche eu quotidien, antidouleurs, crèmes, dermato et ORL, et bien sur aussi pour les huiles essentielles que j’utilise beaucoup au quotidien.

J’en profite pour relire aussi les fiches du Dr Délire de Medidistance avec qui j’avais fait ma formation, et revise bien toutes les procédures.

Petite parenthèses dans ces 2 semaines intenses de préparatifs/réparations : à l’initiative du GLYWO, nous passons l’après-midi et la soirée dans un lieu magnifique avec une vue imprenable sur les montagnes et la mer, piscine, baby foot, billard.

Les enfants squattent le billard et le babyfoot et jouent en anglais avec les adultes, je fais une partie de volley-ball avec les filles dans la piscine… Nous sommes une quarantaines de convives sur les 25 bateaux du GLYWO, et passons un très bon moment festif : apéro, repas, soirée dansante : ça fait du bien!!

Le lendemain, alors que nous sommes sur le point de quitter la marina, je lance une toute dernière machine à laver et patatras ; fuite et dégats des eaux, dans le placard ou je stocke draps et serviettes…

Tout est trempé et doit être mis à sécher… pendant ce temps Loïc cherche la panne…… c’est en, fait une clé à aileron – oubliée dans un short- qui a percé la cuve de la machine! Loïc répare avec du mastic, et c’est reparti.

Nous ne partirons que que le lendemain, après un dernier approvisionnement ; et voilà à quoi ressemble le bateau quand je reviens des courses, alors que le linge sèche et que le grand rangement est encore en cours…. arggggggh

Car le rangement, c’est aussi du tri : donner les vêtements trop petites, des enfants, jeter les troués/tachés, les chaussure, et donner une seconde vie à ce qui s’avère être inutile, échanger les bouquins : je trouve en cela un allié avec la Croix Rouge à 5mn à pied du bateau.

Ca y est, nous quittons la marina après 2 semaines intenses : ce fut long mais il a fallu caser 8 rdv chez le dentiste pour toute la famille, 4 chez le coiffeur, un chez l’ostéo, 3 pleins caddies de supermarché, 3 visites d’infirmière pour le capitaine, 3 chez l’opticien pour les lunettes, et chez le dermato sans compter l’entretien de Saga après 1 année de navigation non-Stop et 18 000 milles…

Nous partons pour un tour de Tahiti à la voile, les conditions semblent excellentes pour les jours à venir. En l’occurence, cap sur Tahiti-Iti (Tahiti la petite) , la presqu’île du sud, petite soeur de Tahiti-Nui, (Tahiti la Grande)

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