Maurice - 1
Port-Louis / Grand Baie - octobre 2023
Faire escale à Maurice est toujours un moment très spécial pour nous tous à bord de Saga : c’est l’île où nous avons vécu plus de 10 ans (Loïc 15!), c’est là qu’est né notre fils ainé Victor, et nous y avons gardé de nombreux amis et collègues.

C’est la troisième fois que nous arrivons par la mer : la dernière fois, à bord de Moby, il y a 6 ans, et la toute première fois avec Nomade, en juin 2005, alors que nous avions quitté la Thaïlande 18 jours plus tôt pour ramener notre tout premier voilier de Grand Voyage, un « copain d’abord » de 13m (ancêtre du Lévrier de Mer), construit par le chantier Leguen-hemidy, acheté à Phuket à son propriétaire d’origine.
A petit matin, nous distinguons les lueurs de l’île, qui semble très éclairée. Cette escale nous confirmera combien l’île s’est encore économiquement développée en 6 ans.
Nous arrivons à Port Louis, et Loïc sort son plus beau polo et sa sacoche pour les formalités, qui sont assez copieuses, mais sympathiques quand même.

Le Caudan Waterfront
Saga prend place dans le bassin du Caudan où sont arrivés déjà plusieurs bateaux du Glywo.

le Caudan est particulièrement pimpant, encore plus animé qu’avant et toujours aussi populaire le week-end avec les mauriciens qui déambulent le long des quais en famille, et se baladent dans le centre commercial en plein air ;
Nos copains de 20 ans sont venus dîner à bord, quel plaisir de voir leurs visages!

A peine les retrouvailles son-elles lancées que nous sommes invités le lendemain à un pique-nic en bateau pour fêter l’anniversaire d’Elo : voilà Tobago, notre ancien bateau à moteur, que nous avons vendu à Yann et Elo à notre départ de l’île il y a 10 ans : il est toujours au top! Les enfants renouent avec les enfants de nos amis, c’est une chouette bande d’ados! Nos « grands » (Victor, Mathis, Paul, Hugo, Lola et Clara) sont tous étudiants en France désormais.
Quand à la bande des copines, le noyau dur est resté à Maurice!
Ballade dans POrt Louis
Port Louis est une ville intéressante, variée, avec de vieux bâtiments créoles, un quartier chinois, le champ de course, la mosquée, et une très belle vue depuis la Citadelle!
Nous avons embarqué dans cette ballade de fin de journée nos amis de Kumbaya : c’est l’occasion de traverser différents quartiers de la ville pour atteindre un chouette point de vie sur la ville : la Citadelle est un lieu historique que j’aime beaucoup, et qui accueille parfois concerts et évènement comme celui de Christophe Willhem il y a déjà quelques années…
Port Louis est un peu plus vivant le soir que dans nos souvenirs, et nous en profitons! Les mauriciens en particulier sortent désormais au Waterfront le soir et le week-end.
Cap sur Grand baie : quel accueil!
Mais après quelques jours, il nous tarde de rejoindre Grand Baie où nous sommes attendus, ainsi que toute la flotte du GLYWO pour 10 jours de festivités et un tour de l’île à la voile avec de belles escales qui nous réjouissent. Nous quittons donc Port-Louis
La belle nouvelle, c’est que nous allons tirer quelques bords avec Nomade, notre tout premier voilier de grand voyage acheté en Thaïlande il y a 18 ans! C’est notre ami Jean-Marc qui l’a racheté à son précédent propriétaire et qui lui a donné une nouvelle jeunesse.
Il le remonte de Rivière Noire à Grand baie avec son fils Arthur qui vit souvent à bord et affectionne tout particulièrement le lagon du Morne, au sud de l’île, pour sa proximité avec les spots de kite et de surf.
Arrivés devant Grand Baie, nous sommes bien entourés, avec Jean-Marc et Arthur sur Nomade, Pipo l’ancien commodore du yacht Club et sa fille venu nous accueillir sur son Orion, classique en bois, mais aussi Dominique et Pascale avec leur speed boat. Quel comité d’accueil les amis!!!
Le soir même, nous sommes invités chez Carole et Jean-Marc, avec qui nous partageons la même date d’anniversaire de mariage : en ce soir du 10 octobre 2023, nous fêtons respectivement nos 25 ans de mariage et eux 28!!
Sympa, ils nous prêtent leur troisième voiture, une Mini-Moke que j’aurai beaucoup de plaisir à conduire comme un kart dans Grand Baie et ses alentours pour faire des courses et visiter les amis. Car cela fait bien 3 mois que nous n’avons pas vu une si belle boulangerie/pâtisserie!!! On en profite!!
Yacht Club de Grand baie
Le yacht club de Grand est incontournable pour les voiliers de passage : ponton d’annexe, restaurant, bar, mini-plage, ponton-carburant, avec un personnel vraiment adorable, un directeur aux petits oignons, et un gin&tonic délicieux! La tradition d’hospitalité mauricienne n’est vraiment pas une légende, ils savent accueillir les voilier de passage avec beaucoup de gentillesse et de style.
Régate GLYWO entre les îles du nord
Nous arrivons pour passer un week-end riche en festivités : dimanche aura lieu le Grand Pavois, et samedi, c’est une régate informelle entre bateaux du Glywo, à laquelle sont invités des bateaux du yacht club et nos amis de passage comme Kumbaya ou Jerôme sur son trimaran. Nous embarquons tous à bord des mauriciens désireux de naviguer sur des catamarans Outremer, ou des voiliers Garcia, ou Allure.
A bord de Saga ce jour-là, que du beau monde : Loïck Peyron, navigateur que l’on ne présente plus, souvent présents aux évènements Outremer, Xavier le président du groupe Grand Large, Jean-Pierre et Shirley, mauriciens co-organisateurs de notre tour de Maurice à venir, et tout nouveaux propriétaires d’un Outremer 55 Anoualé, basé en Méditerranée, Pipo, ancien Commodore du yacht club et sa compagne Aki, et surtout nos amis Yann et Elo, fins navigateurs qui vont être très actifs au réglage des voiles pendant la régate.
Nous passons tous une super journée, dans un vent léger mais suffisant pour nous faire agréablement glisser sur un parcours que j’adore et qui nous fait longer les îlots du Nord de Maurice : tourner le Coin de Mire et l’ile plate. Avoir Loïck Peyron à bord du bateau est un honneur, et un grand plaisir aussi tant il est agréable à vivre, tout en étant extrêmement concentré sur le réglage du bateau et des voiles. Un grand pro. Ce qui me touchera aussi beaucoup c’est de savoir que le soir, il ira passer un bon bout de temps à discuter à la table des enfants de bateau (les Kumbaya et les Saga).
le soir, Pipo nous fait tous visiter son petit musée niché dans le yacht club récemment rénové : patiemment, depuis des années, il a rassemblé des livres, meubles, maquetes et objets anciens.
Plus tard, c’est la remise des prix, et Loïck Peyron nous fait un superbe speech , nous pourrions rester des heures à l’écouter tant c’est un orateur passionnant.
Grand Pavois au yacht Club
Et le lendemain dimanche, c’est la journée du « Grand Pavois » au yacht Club! Une grosse fête familiale, au cours de laquelle la fanfare de la Police de Maurice viendra mettre de l’ambiance, puis le prêtre bénir les bateaux, suivi d’un grand déjeuner créole. Saga reste sagement au mouillage, mais je pars faire des ronds dans l’eau avec notre Tiwal, pendant que les enfants sont avec leurs amis, et que Loïc part naviguer avec nos amis les Patureau sur leur monocoque Elisa.
Puis nous partons pour un tour de l’île Maurice à la voile que nous allons boucler en une dizaine de jours via Trou d’eau Douce, Mahébourg, Rivière Noire et l’île Plate, et qui fait l’objet d’un autre article complet du blog … et d’un article dans le journal local, l’Express!
Balaclava
Après notre tour de Maurice à la voile, (voir l’article du Blog Maurice/2 ) qui dura 10 jours, nous avons rendez-vous à Port-Louis pour une sortie de l’eau : une opportunité que nous avons saisie, et qui nous évitera une sortie de l’eau en Afrique du Sud.
Nous allons mouiller à Balaclava, à quelques milles au nord de Port Louis où nous avons rdv très tôt le lendemain matin. Le coucher de soleil est propice à l’observation des chauves-souris, nombreuses.
Sortie de l’eau au CNOI
Nous sommes accueillis par le patron du chantier, Franck, et aussi par Yann qui s’occupera personnellement de notre sortie de l’eau-et aussi des deux 5X qui sortent avec ce gigantesque travel-lift! Tous deux sont de très bons amis, rencontrés à Maurice il y a 20 ans.
L’engin travel-lift est très impressionnant, et sans doute largement sur-dimensionné pour nous – c’est à ce jour le plus grand du monde!!!
Nous essaierons de rester le moins de temps possible au sec, car le CNOI n’est pas un chantier pour plaisanciers, mais un chantier industriel qui s’occupe essentiellement d’entretien et de construction de bateaux de pêche, donc plein de limaille, et de poussière, Il est fort peu opportunément situé à-côté du stock de charbon à ciel ouvert de l’île Maurice!
nous voilà sortis, et bientôt sur les cales; Pas de gros travail, à part l’anti-fouling, et tant qu’à faire, l’entretien des hélices et des sails-drive.
Nous ne pouvons rester dormir à bord au chantier, qui n’est vraiment pas équipé pour cela et situé en zone franche . Mais nos amis Dominique et et Pascale nous ont très gentiment prêté l’une de leur maison de location, située en face de chez eux, à deux pas de la plage de Pereybère. Et non loin de l’un de nos restaurants préférés le WangThaï, que nous fréquentions déjà il y a 20 ans! il est toujours ouvert, et toujours aussi délicieux. Le patron n’est autre que le frère d’un ancien collègue pilote de Loic d’Air Mauritius.
pendant les 3 jours au nous sommes en chantier, Loïc va effectuer l’entretien des hélices et des sails drive.
Benoit, le mécanicien en chef que nous connaissons bien va aussi pourvoir nous redresser un axe qui avait été endommagé par un mécanicien Volvo du Panama, grâce à ses moyens industriel , il va redresser la pièce : incroyable toutes les machines dont ils disposent, pour entretenir et réparer thoniers, senneurs et navires de gros tonnage.
Ca y est, le chantier est terminé, l’anti-fouling impeccable, et les hélices toutes propres avec plusieurs couches de Prop-speed. Franck nous offre le livre qui retrace les 20 ans du chantier, c’est passionnant!
En vadrouille dans l’île
En journée, je profite de la voiture qu’on m’a prêtée pour toutes sortes de rdv médicaux pour qu’après deux années, toute la famille ait un check up général et mais aussi dentaire. L’occasion de revoir notre médecin généraliste, le pédiatre des enfants : seul notre dentiste a pris sa retraite.
Et aussi pour revoir les copains et les copines.
Je découvre une île Maurice qui continue à se développer, comme ici à Labourdonnais, que je fréquentais pour sa petite épicerie La Corbeille qui vendait les produits de l’exploitation, dont pas mal de beaux fruits et légumes.
La transformation du site est très réussi, avec la rénovation de nombreux bâtiment anciens, et aussi la construction d’un mini-centre commercial en plein air, agréablement ombragé, qui rassemble les serres ouvertes au public, mais aussi un restaurant, un café, un fleuriste, et de nombreux professionnels.
AApravasit Guat : Musée des travailleurs engagés
J’en profite aussi pour monter l’ile aux enfants qui la connaissent mal : quand nous avons quitté Maurice, Anna n’était pas née, Arthur n’avait que 2 ans, et Victor 7. Nous y somme cependant revenus régulièrement pendant 5 ans en vacances, car Loïc y travaillait toujours.
A Port Louis, j’emmène Arthur et Anna au musée de l’esclavage et à L’Aapravasi Ghat, le site où les travailleurs engagés arrivaient et étaient trié à leur arrivée à Maurice.
Tous deux se situent dans le quartier portuaire, à deux pas de la marina et du centre ville, Nous passons devant les bureaux des Coast Guards, l’ancien moulin, et les hangars à grains, que j’ai toujours connus transformés en parking.
Ces visites sont l’occasion de revoir ce pan d’histoire des colonies : l’esclavage est un sujet traité dans les cours d’histoire, mais celui des travailleurs engagés, venus de Chine, d’Inde, de Malaise, de Madagascar, de Java, du japon…. pour remplacer les esclaves, main d’ouevre devenue illégale. On appelle cela l’engagisme. Ils étaient recrutés par les administrations coloniales du Tonkin : entre 1830 et 1940, plus de 3 millions de personnes originaires d’Afrique, d’Asie, du Pacifique mais aussi d’Europe furent ainsi déplacées dans le monde.
Nous déambulons dans les salles et notamment ce qui servait d’hôpital, de salle de tri, puis la zone des sanitaires, tout près de l’eau, où les arrivants étaient lavés, avant d’être sommairement logés, en attendant leur affectation.
Musée de l’esclavage
A deux pas, le nouveau musée de l’esclavage, ouvert il y a moins d’un an. C’est un projet ambitieux, avec un but de réconciliation, entre mauriciens d’origines différentes, qu’ils soit descendants d’esclaves ou de propriétaires d’esclaves.
Les premières phrases, à l’entrée sont simples : il s’agit d’honorer la mémoire des esclaves et de leurs descendants, et de reconnaitre la contribution économique et sociale des esclaves et à la richesse du pays
Le musée est aménagé dans l’ancien hôpital militaire – l’un des tout premiers bâtiments construit par le gouverneur Mahé de Labourdonnais – Il reste encore des ailes à rénover et de la place pour se développer car le sujet est à la fois important et porteur d’espoir. Ils ne sont que partiellement rénovés, et il reste encore pas mal de travail. Le financement global est original : avec les contributions du gouvernement mauricien, mais aussi d’un loto du patrimoine, ainsi que des dons de pays occidentaux. De nombreux étudiants et chercheurs du musée d’Aquitaine et de l’Université de Bordeaux ont aussi contribué de manière immatérielle au contenu.
L’une des salles phare reprend les photos de moulages de visages réalisées par un ethnographe de l’époque : Eugène de Froberville, qui interrogea sur place à Maurice et la Réunion, des dizaines d’anciens esclaves sur leur vie, et réalisa en moulage de plâtre des bustes mais aussi des portraits. Il étaient pour la plupart venus du Mozambique ou de Tanzanie, libérés ou affranchis, .
Aujourd’hui, cette collection conservés par les descendants de Froberville, se trouve au chateau de blois. Des copies des bustes se trouvent actuellement au musée de l’Homme à Paris.
Il s’agit pour nombre de mauriciens de retrouver le visage de leurs ancêtres , mais aussi des détails très réalistes de leur vie quotidienne.
Dans Port Louis
nous nous baladons dans Port Louis, ville aux multiples facettes : des bâtiments anciens rénovés ou délabrés cotoyent un centre commercial pimpant, une gare centrale de bus bruyante et sale, des boutiques vieillottes touchent une station de métro rutilante, et un très beau et tout nouveau centre commercial à Victoria, qui mêle modernité et vieilles pierres dans un mélange de commerces à la fois traditionnel (marchands de primeurs à l’étage) et magasins modernes (supérette et vêtement) : une vraie réussite à la fréquentation populaire.
l'Aventure du Sucre : le Musée du Sucre
J’emmène aussi les jeunes (Arthur, Anna et leurs amies de Kumbaya Louise et Agathe) en virée à l’Aventure du sucre, mon musée préféré à l’île Maurice, que j’ai déjà visité une bonne douzaines de fois : que ce soit en sortie scolaire avec Victor, avec des amis de passage sur ‘île, ou la famille . C’est une chouette idée et une belle mise en oeuvre, d’avoir transformé une ancienne usine sucrière en musée, qui prend le prétexte de l’histoire du sucre et de la canne à sucre pour retracer l’histoire du pays et des îles Mascareignes.
La fabrication du sucre est assez technique et fut l’objet de beaucoup de recherche et d’améliorations. Il en existe des dizaines de diffréents, à différents stades de fabrication et de raffinage.
l’ile Maurice fut pionnière dans la commercialisation de sucres variés : qu’ils soient conçus pour la confiserie : roux, semoule, fin, pour la chaptalisation du vin (roux spéciaux), puis la confection de produits gourmands.
Mon préféré : le muscovado avec son gout de vanille, de réglisse et de muscade ; C’est parti pour la dégustation
Jardin de Pamplemousses
On enchaine sur le jardin de Pamplemousse situé tout à coté de l’usine de Beau PLan. Un lieux que j’affectionne particulièrement, et où je venais souvent en ballade avec Victor, petit, pour nous promener dans les allées ombragées, y voir les plantes , et animaux (tortues, cerfs, poissons, canards), à travers les bassins, et chemins.
Les enfants adorent jouer avec adorent les fleurs de lotus aux feuilles hydrophobes.
Toujours impressionnant, le bassin aux nénuphars géants Victoria d’Amazonie, dont la feuille peut atteindre 3m.
Mais la star du jardin en ce moment, c’est le palmier Talipot, à la plus grande floraison du monde : il se dit qu’il fleurit une fois par siècle (en fait tous les 60 ans en moyenne), d’une spectaculaire inflorescence de plusieurs mètres de haut et de large, qui dure quelques mois, puis il meurt… Le jardin de Pamplemousse est connu pour ses Talipots et plante régulièrement de jeunes pousses pour en avoir (presque) tous les ans en floraison.
ce qui nous amuse ce sont les chauve-souris qui se pressent sur les fleurs, gorgées de nectar délicieux… les gourmandes!
Un petit passage aussi par le carré des épices, que la compagnie française des Inde tenta d’acclimater à Maurice, dans le jardin de Pamplemousse, créé à cet égard. Pierre Poivre dont l’histoire romanesque est admirablement raconté par l’écrivain réunionnais Daniel Vaxelaire dans « Chasseur d’épices »
De retour à Grand baie
De retour à Grand Baie après nos travaux de POrt Louis, en attente d’une bonne fenêtre météo pour rejoindre l’Afrique du Sud.
Au programme : soirée pizza, et quelques gin&tonic, vraiment fameux. C’est une boisson plutôt connu des anglo-saxons, à la quelle nous nous familiarisons : avec un bon tonic, de gros glaçons, et quelques fruits, c’est délicieux! Et ceux du Yacht Club de grand baie sont fameux. C’est une boisson en plein renouveau, et les micro-distilleries de Gin ouvrent partout dans le monde, à base de plantes originales.
Nous profitons de ces dernières journées pour profiter encore des copains de Maurice et des bateaux-copains, comme Agape, Kumbaya et Maroro. Les couchers de soleil et les apéros au yacht Club sont mémorables!
En ce samedi, matin, nous avons la visite d’Ancheley et de son mari Riley : Ancheley était notre employée de maison pendant les 10 années pendant lesquelles nous habitions Maurice, et a été la nounou des enfants, en particulier Victor et Arthur; Nous sommes toujours très attachés à elle et sa famille : elle est venue avec son mari et deux de ses petites filles
Nous avons la visite de Hector Patureau, le fils de nos amis mauriciens Pascale et Dominique, champion de Kitefoil : il sera sans doute sélectionné pour représenter l’Australie aux prochains jeux Olympiques de Paris.
ce qui est très fort c’est que sa soeur Julie s’est déjà qualifiée pour les JO de paris pendant les jeux d’Afrique, pour représenter l’île Maurice cette fois chez les femmes-toujours en kitefoil!!
Il nous impressionne par son physique (il est très grand et très très costaud!!) à naviguer dans si peu d’air, en pompant et à prendre autant de vitesse.
Sur le départ....
Ca y et la fenêtre météo a été identifiée pour quitter Maurice vers l’Afrique du Sud : une traversée qui peut être délicate, surtout entre Madagascar et les cotes Africaines, à la traversée du canal du Mozambique.
Nous voilà de retour à Port Louis pour les formalités de départ, au Caudan, à côté du quai des douanes.
J’en profite pour faire un tout dernier tour au marché de POrt Louis, le plus grand et le réputé de l’île.
A quelques minutes du départ, nous recevons un appel de notre ami pilote Jean-Marc, que nous avons à peine vu car envoyé en Europe plusieurs semaines pour du simulateur : il passe nous voir rapidement au quai de Port Louis nous déposer de bonnes bières « belges » mauricienens….
Mais entre temps, quelle frayeur : le grand bateau des coast-guard – le Barracuda-qui rentre dans le port a visiblement une avarie de moteur… et ne parvient pas à s’arrêter, ni à faire machine arrière : son moteur semble bloqué en avant toute!! il fonce droit sur les quais, droit sur nous!!! Des remorqueurs tentent de le freiner sans succès…. il largue ses ancres , puis est heureusement freiné par le fond de vase sur lequel il s’échoue au dernier moment.

nous avons eu très peu, car il s’est échoué à quelques dizaines de mètre de nous, et à quelques mètre des quais du centre ville : nous avons craint qu’il ne pivote de l’arrière et ne nous vienne s’écraser sur nous.
les remorqueurs viennent l’aider, car il ne parvient visiblement pas à passer en marche arrière.
Ca y est le voilà libéré, cela nous aura couté une bonne heure de notre temps, quelques sueurs froides, la peur d’être coincé par l’échouage et de ne pouvoir appareiller alors que nos formalités sont effectuées et que la fenêtre météo est étroite!
Jean-Marc nous largue les amarres, c’est parti pour l’Afrique du sud!!
Nous passons une dernière fois devant le CNOI, et dernier au-revoir à la Curieuse, navire « supply » d’expédition des TAFF reconverti en navire d’expédition scientifique et de croisière ; Bye-Bye Maurice!
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